L’AMB au Conseil des droits de l’homme de l’ONU : la liberté des blogueurs n’est pas négociable

Le 15 juin 2026, à Genève, l’Association mondiale des blogueurs (AMB) a pris la parole lors de la 62e session ordinaire du Conseil des droits de l’homme, par la voix de son président, Salah Ben Caabane.

Objectif : défendre les blogueurs et journalistes du monde entier, là où leur droit fondamental à informer et à opiner est bafoué.

Sur le Soudan – L’AMB ne commente pas la position des États, mais rappelle un principe : aucune souveraineté nationale ne peut justifier l’absence d’enquêtes indépendantes sur des violations massives des droits humains.

Sur la Tunisie – Le Haut-Commissaire Volker Türk a cité Tunis parmi les capitales où des journalistes sont poursuivis en justice. L’AMB dit : il est exact que le décret-loi 54 de 2022 est utilisé pour museler des voix critiques. Des blogueurs et journalistes tunisiens sont régulièrement convoqués, arrêtés, jugés. Cela n’est pas acceptable.

Salah Ben Caabane, président de l’AMB, a déclaré :

« Au nom de l’Association mondiale des blogueurs, je dénonce l’usage croissant des législations numériques pour réprimer la liberté d’expression. Le décret-loi 54 en Tunisie, comme d’autres textes similaires ailleurs, transforme les blogueurs en délinquants. Nous disons : non. Un blogueur n’est pas un criminel. C’est un citoyen qui exerce son droit le plus élémentaire. »

L’AMB demande :

✅ L’abrogation ou la révision profonde de toute loi criminalisant la publication d’informations en l’absence d’intention malveillante clairement établie.

✅ La libération immédiate des blogueurs et journalistes emprisonnés pour leurs opinions.

✅ Un mécanisme de protection rapide des blogueurs menacés sous l’égide de l’ONU.

La Tunisie, après 2011, fut un symbole. Aujourd’hui, elle risque de devenir un contre-modèle. Nous ne l’acceptons pas.

L’AMB continuera à porter la voix des blogueurs silenciés, partout dans le monde.

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